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A l'occasion, de la tournée nationale de Café Bertrand
en première partie de Deep Purple, Rock Revolution Records et Franck Stromme éditent un DVD de 26 minutes, en série limitée disponible sur cette tournée.
Ce premier court métrage de 26 minutes, préfigurant le film documentaire de Franck Stromme « Un monde à gagner… des chaînes à perdre » s'intitule :
« CHAPITRE III »
Novembre 2006, le groupe est en tournée. Sur scène, sous la lumière blanche des projecteurs, aussi froide qu'une épée qui déshabille sa proie, il est difficile de sortir de l'affrontement… autrement qu'en brisant ses chaînes.
VOIR LE TEASER (cliquez sur l'image ci-dessus)
Une rythmique bulldozer et des guitares en lames de rasoir accompagnent un chant au bord de l'explosion. Là où la fureur et la poésie s'entrelacent, le rock incandescent de Café Bertrand ne laisse pas indifférent.
Avec un nom emprunté au premier bar ouvrier parisien des années folles, Café Bertrand décide de se lancer à corps et à cris dans le rock français en 1992. Un premier 4 titres « Pas envie », entièrement autoproduit, verra le jour en 1993, s'en suivra « Alerte aux fous » en 1994. La vitesse supérieure est déjà lancée … Une galette de 12 titres « Fils du vent » sortira en coproduction avec Guadalcanal Prod en 1995. Les prémices de Café Bertrand se feront en Haute Savoie. Le groupe écumera et remportera 17 des 20 tremplins régionaux Rhône Alpes. C'est au total plus de 250 concerts en quelques poignées de mois ! Après une pause décidée, Café Bertrand revient « En extrême urgence » coproduit par Sound Koncept Records en 2003. Le talent lié à leur fureur musicale fera jouer Café Bertrand en première partie de No one is innocent, Prohom, Noir Désir, Macéo Parker, Superbus, Arno, Les Naufragés, Pigalle, Les Négresses vertes, … C'est dans les Alpes de Haute Provence que Café Bertrand décide de poser ses guitares et ses amplis avec un album de 12 titres « Les airs empruntés » où tous les styles de rock sont visités. Des guitares en lame de rasoir, assurées avec démesure par Dominique Landoni et Stéphane Honde, accompagnent un chant au bord de l'explosion. Walther Gallay, chanteur lead, compositeur et fondateur du groupe, nous bouscule avec son verbe sensible et sa générosité énergétique. Son écriture reste affûtée à fleur de peau et posée sans compromis. … Tout est dans le dosage … Jamais aussi présentes et porteuses dans le son propre au rock français, les lignes de basses d'Alain Pérusini et la batterie d'Emmanuel Lamic nous prennent les tripes sans nous laisser une seconde de répit. Avec une rythmique bulldozer, là où la fureur et la poésie s'entrelacent, le Rock incandescent de Café Bertrand ne laisse pas indifférent.
CAFE BERTRAND Les airs empruntés
(Rock Revolution Records/Socadisc)
ROCK
Pendant que les majors cherchent désesperément à trouver une digne succession à Noir Désir, signant finalement assez peu et majoritairement n'importe quoi, voilà que débarque de presque nulle part (le groupe existe depuis près de quinze ans, quand même et est parti de Haute-Savoie, pour finalement se poser à Manosque, la ville de Hughes Orsetti, qui nous l'avait bien caché, petit salopiaud, va), ce Café Bertrand, qui fait résonner en nous l'écho d'un rock (très) pur et (assez) dur, qu'on croyait avoir disparu de nos chères contrées. Ajouter à cela une belle verve poético-réaliste (on pense aux Têtes Raides, sur "Les Frères Misère" par exemple, mais aussi à Cantat, de temps à autre), un son bien carré (trois grattes, quand même, et ça s'entend !) et vous obtiendrez une véritable belle surprise. Surprisedoublée d'un plaisir immense, celui d'engloutir enfin une musique non formatée, simplement des titres écrits avec les tripes, des titres pour public rock averti, avec une vraie fêlure non simulée, pas comme tous ces (parfois sympathiques) rockers en herbe qui ont encore un goût de lait. Ces mecs-là ont vécu, leurs visages sont des parchemins, marqués par la vie, marqué par la scène. Ce disque, ils l'ont attendu pendant des années, tant et si bien qu'ils y ont mis toute leur énergie, tout leur âme, comme si c'était le dernier. On ne peut aussi que saluerbien bas un certain sens du riff ("Une Seconde" n'aurait pas rougi dans le haut du panier d'un best of de Trust), dont ils n'abusent toutefois pas, s'autorisant intros plus tribales (le morceau-titre, notamment), quelques parties d'harmonica enfiévré aussi de temps à autre, ce qui nous ramène encore et toujours à Noir Désir. Le Noir Désir de Du Ciment Sous Les Plaines ("Plume", une nouvelle réussite). Comme lui, Café Bertrand n'a pas encore été dompté, il suinte de good old vibes, faisant un pont entre Detroit mi-sixties, Melbourne mi-seventies, Bordeaux mi-eighties et donc... Manosque, aujourd'hui. À défendre comme il se doit...
A ranger entre No One Is Innocent et Noir Désir
Christophe Goffette CROSSROADS #37 - Novembre 2005
BILAN 2005 - Fragments...
... sans oublier Café Bertrand, mon groupe gaulois de l'année.
Christophe Goffette CROSSROADS #38 - Décembre 2005